Vous êtes infirmier(e) libérale, quid en cas d’arrêt de travail ?

Être un infirmier(e) libéral(e), c’est une vocation exigeante : des journées longues, un rythme soutenu, des déplacements nombreux, des soins techniques… et lorsqu’un arrêt de travail survient, c’est souvent un double impact : sur la santé et sur les revenus.

Les infirmiers, des professionnels indispensables, exercent un métier exigeant qui les expose à des risques d’arrêt de travail. Il est donc essentiel de connaître les protections auxquelles vous avez droit.

 

1. Indemnités journalières de la CPAM

Depuis la réforme, les infirmiers libéraux peuvent bénéficier d’indemnités journalières à partir du 4e jour d’arrêt, sous conditions :

– être affilié en tant que professionnel libéral,
– justifier d’un minimum de revenu professionnel,
– avoir cotisé suffisamment.

Le montant est de 1/730ème de la moyenne des 3 derniers revenus déclarés avec un minimum de 25,81 € et d’un maximum de 193,56 € (en 2025).

 

2. Prestations de la CARPIMKO

La CARPIMKO intervient notamment en cas d’incapacité prolongée à partir du 91ème jour jusqu’au 1095ème jour en cas d’arrêt de travail :

– indemnité journalière minimale de 55,44 €/jour,
– majorations possible de 8,06 €/jour par enfant à charge.

Ces montants sont bien souvent insuffisants pour couvrir la perte de revenus et assurer les charges fixes.

 

3. Charges du cabinet

Même en arrêt, les charges ne s’arrêtent pas :

– loyer,
– matériel,
– assurances,
– charges sociales,
– équipements professionnels.

Les IJ obligatoires couvrent rarement la totalité de ces dépenses.

 

4. Conditions d’ouverture des droits

Pour être indemnisé, vous devez notamment :

– être à jour de vos cotisations,
– avoir cessé toute activité,
– présenter un arrêt de travail médical,
– justifier d’au moins 12 mois d’affiliation continue.

 

5. Pourquoi une prévoyance complémentaire est-elle indispensable ?

Elle permet :

– de compenser la perte de revenus,
– de couvrir vos charges professionnelles,
– de compléter les prestations CPAM + CARPIMKO,
– de sécuriser votre niveau de vie,
– les cotisations d’assurance prévoyance peuvent bénéficier de la loi Madelin.

 

En résumé
Les infirmiers libéraux disposent d’une protection obligatoire, mais celle-ci est limitée. Une prévoyance complémentaire est essentielle pour garantir stabilité et sérénité en cas d’arrêt de travail.