Depuis juillet 2021, les professionnels de santé libéraux dont les kinésithérapeutes bénéficient d’une réforme importante concernant leurs indemnités en cas d’arrêt de travail. Cette réforme vise à renforcer leur protection sociale grâce à des indemnités journalières versées dès le 4ᵉ jour d’arrêt, une évolution très attendue par la profession.
Auparavant, les kinésithérapeutes devaient faire face à une période sans aucune indemnisation entre le début de l’arrêt et le 90ᵉ jour, ce qui fragilisait leur situation économique en cas d’incapacité temporaire. Aujourd’hui, la couverture est un peu améliorée.
Voici les principales évolutions :
1. Indemnités journalières CPAM
La CPAM verse désormais des indemnités journalières à partir du 4ᵉ jour d’arrêt. Le montant correspond à 1/730ᵉ de la moyenne des 3 revenus déclarés avec un minimum de 25,81€ et un maximum de 193,56€ (en 2025).
2. Prestations CARPIMKO
Les prestations versées par la CARPIMKO restent valables mais sont souvent insuffisantes :
– avec 55,44€/jour en cas d’arrêt total,
– aucune rente en dessous de 66% d’invalidité.
3. Charges du cabinet
Malgré les indemnités, le kinésithérapeute doit continuer à assumer ses charges professionnelles :
– loyer,
– matériel,
– emprunts,
– assurances,
– charges sociales.
C’est pourquoi une couverture de prévoyance adaptée à ses besoins reste indispensable pour compléter les régimes obligatoires.
4. Renforcement de la couverture prévoyance
La réforme souligne l’importance :
– d’indemnités journalières complémentaires,
– d’une couverture invalidité adaptée,
– et d’une protection financière permettant de sécuriser l’activité en cas d’arrêt et d’assurer les charges fixes.
Objectif : éviter une baisse brutale de revenus et permettre au praticien de maintenir son équilibre économique.

