Arrêt de travail : quelles indemnités journalières pour les professionnels de santé libéraux ?

Depuis juillet 2021, les professionnels de santé exerçant en libéral bénéficient d’indemnités journalières versées par la CPAM à partir du 4e jour d’arrêt de travail. Cette réforme a profondément modifié la protection des médecins, infirmiers, kinésithérapeutes, sages-femmes, dentistes, orthophonistes et autres praticiens libéraux.

 

1. Quelle indemnisation pendant les trois premiers jours ?

Les trois premiers jours d’arrêt constituent un délai de carence : aucune indemnité n’est versée, sauf cas spécifiques. Le professionnel doit donc assumer seul ses charges.

 

2. Les indemnités journalières de la CPAM

À partir du 4e jour d’arrêt, la CPAM verse une indemnité dont le montant dépend du revenu professionnel :

– basé sur la moyenne des revenus des trois dernières années,
– dans la limite d’un plafond annuel,
– avec une indemnité plancher et une indemnité maximale.

Ces IJ constituent une avancée majeure mais restent insuffisantes pour couvrir toutes les charges du cabinet.

 

3. Les prestations du régime complémentaire (CARPIMKO)

La CARPIMKO intervient particulièrement en cas d’incapacité ou d’invalidité longue durée :

– indemnités journalières de : 55,44 €/jour (2025) en cas d’arrêt total,
– majorations possibles selon le statut familial,
– possibilité de rente en cas d’invalidité.

 

4. Des charges qui continuent de courir

Même en arrêt, les professionnels doivent supporter :

– loyers,
– emprunts,
– salaires éventuels,
– matériel,
– assurances,
– charges sociales.

Les IJ obligatoires couvrent rarement plus de 40 à 50 % de ces dépenses.

 

5. Pourquoi souscrire une prévoyance complémentaire ?

Une prévoyance adaptée permet :

– de compléter les indemnités de la CPAM et de votre régime obligatoire,
– de bénéficier d’indemnités journalières plus élevées,
– de compenser les charges professionnelles,
– de renforcer la protection en cas d’invalidité ou de longue maladie.

 

6. Une protection essentielle pour sécuriser l’activité

Sans prévoyance, un arrêt de travail de quelques semaines peut fragiliser l’équilibre économique du cabinet. Une couverture complémentaire permet de maintenir vos revenus et d’assurer la continuité de votre activité.

 

En résumé
La réforme de 2021 a amélioré la protection des professionnels libéraux, mais une prévoyance complémentaire reste indispensable pour garantir un niveau d’indemnisation suffisant et protéger durablement votre activité.